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REDEX

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Alors que la publication des chiffres du commerce extérieur se focalise habituellement sur le modèle et les performances à l’export des PMI allemandes, il est à noter que certaines de leurs homologues françaises n’ont nullement à rougir de la comparaison. C’est le cas de REDEX, qui a su bâtir son succès en conservant sur plusieurs générations un actionnariat familial, en s’appuyant sur l’innovation et la qualité et enfin en s’ouvrant sur l’international très tôt dans son histoire - facteurs clés de succès habituellement attribuées aux entreprises industrielles d’Outre-Rhin.

REDEX
L’histoire de REDEX débute en 1949, lorsque Paul Defontenay, ingénieur Arts et Métiers crée la société pour lancer sur le marché une famille de réducteurs à arbre creux et coaxiaux. La conception et les caractéristiques techniques de ces éléments de transmission sont alors totalement novatrices, ce qui les amènera à être désignés sous le nom générique de « Poulies REDEX » dans tous les bureaux d’études.
C’est cet esprit d’innovation technique permanente, matérialisé dès son origine par cette invention et adossé à une culture de la mécanique de haut niveau, qui va permettre le lancement et le développement de l’entreprise,

Depuis la société n’a cessé d’innover, comme en témoigne le dépôt de nombreux brevets et le chiffre d’affaires réalisé aujourd’hui à plus de 30% grâce à des produits développés au cours des toutes dernières années.
« Nous n’avons jamais connu d’exercice déficitaire depuis la création de la société. Nous appuyer résolument sur l’innovation tout en veillant à ne pas dépasser nos capacités d’autofinancement constitue en effet le cœur de notre stratégie d’entreprise» explique Bruno Grandjean, nouveau Président du Directoire de la société depuis 2001, et petit fils du fondateur.

Quelques années plus tard, c’est en effet une nouvelle invention qui permet de rendre les réducteurs planétaires encore plus compacts grâce à un procédé breveté d’injection de matériau composite pour solidariser les satellites avec leur axe. Avec cette nouvelle innovation, REDEX propose à l’époque les réducteurs / différentiels les plus compacts du marché.

Intervient alors dès 1960, la première implantation internationale, à Manchester, en Angleterre. Elle sera suivie par l’Italie et les Etats-Unis.
Puis la société crée un pôle machine en rachetant une licence de planage sous traction lui permettant de se diversifier tout en valorisant ses propres produits dans les équipements pour la sidérurgie qu’elle commence alors à fabriquer.

REDEX entre alors dans une période de transition entre 1981 et 1999, pendant laquelle la société tout en gardant intactes ses valeurs ne lance plus d’action majeure, si ce n’est le rapprochement avec SENDZIMIR une société d’ingénierie américaine, spécialisée dans le laminage de l’acier.

En 1999, la société entame une nouvelle dynamique de croissance externe avec l’acquisition de MEROBEL, dont Bruno GRANDJEAN prend la Direction. MEROBEL, constructeur de freins et embrayages, est aussi un spécialiste du contrôle de tension de bande, utilisé dans l’Imprimerie et le Converting (industries de la transformation des papiers et films plastiques). En créant un climat de mutuel respect, les sociétés s’apportent beaucoup. MEROBEL a notamment une longueur d’avance dans son organisation commerciale et dans son réseau de distribution et ouvre de plus REDEX à la mécatronique.

Les événements se bousculent alors. Bruno GRANDJEAN, ingénieur et titulaire d’un Master de l’Université de Stanford, introduit de nouvelles méthodes industrielles : réduction du nombre de références, uniformisation des gammes, modularité qui permet d’utiliser des composants communs, réduction des stocks, des délais de livraison, mise en place de procédures rigoureuses d’approbation pour les demandes de produits spéciaux. « Il fallait canaliser la créativité de nos bureaux d’études. » explique Bruno GRANDJEAN.

En 2003, REDEX reprend une partie des actifs de CATEP, société française spécialisée dans les renvois d’angle de précision, et qui était alors aux prises avec de graves difficultés financières.
Là encore l’effet de synergie entre les différentes cultures d’entreprise joue à plein, mais cette fois plutôt dans le domaine de la rationalisation des performances industrielles.
Forte de ses nouvelles capacités, la société se tourne vers un nouveau marché : la Machine Outil, et vers une nouvelle gamme de produits : des réducteurs de très haute technologie spécifiquement développés pour ces applications.
« Dès 2002, nous avons ressenti le besoin de changer notre positionnement ». Sous le nom de REDEX-ANDANTEX, l’entreprise industrialise dès 2002 une gamme de réducteurs planétaires, des boîtes de broches à deux vitesses, et enfin des systèmes d’entraînement pignons-crémaillères à jeu nul.
Alors même que les marchés traditionnels des machines outils sont en déclin, le succès de ces nouvelles gammes est immédiat tant les performances apportées sont supérieures aux solutions préexistantes. « La plupart des concepts techniques de nos nouvelles gammes étaient dans les tiroirs de nos ingénieurs. Il fallait prendre le temps de les re-concevoir pour les adapter au mieux aux attentes du marché, pour en faire une gamme compétitive, et bien sûr pour les industrialiser ».
Pour plus d’efficacité commerciale, un logiciel d’aide à la spécification est développé pour la gamme DualDRIVE. En fonction des contraintes d’utilisation, couple, vitesse, accélération, masse embarquée et facteur de service, un modèle est proposé par le logiciel pour répondre à une application donnée. « A ce niveau aussi, l’expérience accumulée en interne fut essentielle. Le retour d’expérience de nos équipes nous a permis d’ajuster au mieux les critères de dimensionnement des produits qui ont été implémentés dans le logiciel ».
REDEX occupe maintenant plus de 50 personnes à cette activité et met un pied progressivement chez la plupart des grands constructeurs de machines-outils qui font référence au niveau mondial, et dont les clients s’appellent Boeing, Airbus, Siemens, ...
A titre d’exemple, des systèmes d’entraînement à base de réducteurs REDEX ont ainsi contribué à répondre aux performances imposées par Boeing sur les machines utilisées pendant la fabrication du fuselage en composites de son 787 Dreamliner.

Au cours de cette période, le marché chinois, qui bénéficie notamment du boom du marché de l’acier, devient l’un des premiers marchés de REDEX.
Grâce à son implantation locale, la société est aujourd’hui leader mondial incontesté des cylindres d’appui des laminoirs SENDZIMIR avec plus de 50% de parts de marché. Ces éléments critiques sont au nombre de 20 dans ce type de laminoir. Soumis à des efforts considérables à l’intérieur des ces équipements de production continue, ils sont synonymes de très forte précision et très grande fiabilité.

Entre 2000 et 2006 les effectifs sont passés en France de 180 à 270, et le chiffre d’affaires a doublé en passant de 20 à 40 M€. La société affiche pour la deuxième année consécutive une croissance de 15% avec un chiffre d’affaires réalisé à 70% hors de France (contre 50% en 2003).
Des implantations commerciales nouvelles ont vu le jour : l’Allemagne d’abord, la Chine ensuite, avec un bureau à Shanghai, puis plus récemment l’Espagne, au cœur du technoland de la machine outil dans la région de Bilbao.
Dans le même temps, un plan d’investissement ambitieux de 6 M€ sur trois ans a été initié en 2006 afin de permettre à l’outil industriel d’accompagner la croissance du chiffre d‘affaires.
Cette décision témoigne notamment de la ferme volonté de conserver la totale maîtrise de la fabrication en France, là où sont concentrées les compétences et l’accumulation d’expérience de l’entreprise.
« Aucune délocalisation de notre activité n’est envisagée. Pour des produits à forte valeur ajoutée comme les nôtres, il n’y a en effet aucune espèce d’intérêt à fabriquer dans des pays à bas coût. En revanche, nous ne nous interdisons nullement de faire appel à des fournisseurs européens, et notamment en Allemagne et en Italie, pour la part de nos approvisionnements qui exige la collaboration avec les meilleurs spécialistes. »

REDEX demeure aujourd'hui un groupe indépendant dont le siège social est installé à Ferrières, en France. L’entreprise emploie 320 personnes dans le monde, et plus de 10 nationalités y sont représentées dans les équipes de conception, de fabrication, de vente, et de support technique.

REDEX possède 3 sites de production en Europe et aux Etats-Unis (14 000 m² comprenant plus de 100 machines-outils à commande numérique). Le chiffre d'affaires de la société est réalisé pour 70 % en dehors de son pays d’origine.

L'avance technologique, l'engagement dans la qualité et une assistance technique exceptionnelle constituent les valeurs fondamentales de REDEX.
« Notre objectif a moyen terme est d’encore améliorer notre position sur nos marchés de niche. Nous avons notamment l’ambition de devenir le leader mondial sur le segment des transmissions mécaniques avancées.
Nos expériences réussies d’acquisitions de sociétés importantes font qu’aujourd’hui nous ne nous interdisons aucune piste dans cette direction» conclut Bruno GRANDJEAN.

www.redex-andantex.com

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