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CORONAVIRUS COVID-19. ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

CORONAVIRUS COVID-19. ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

COVID-19 (pour COrona VIrus Desease, apparu en 2019)! C’est l’appellation donnée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Il est de la même famille virale que le tristement célèbre premier SARS (Severe acute respiratory syndrome) très actif entre 2002 à 2004. Nos médecins viendront-ils à bout de celui-ci ? Et en combien de temps ? En attendant, que vont devenir nos industries ? nos entreprises ? nos métiers ?

Il ne faut surtout pas céder à la panique ; ne pas tout écouter pour ne pas s’enfermer dans l’anxiété ; ne pas tout dire pour ne pas alimenter les peurs; puis savoir jouer la carte de la transparence pour donner du sens aux décisions de la Direction de l’entreprise et mettre en commun la créativité de tous...

Être créatifs... Il faut maintenir la trésorerie de l’entreprise ; la sauver;maintenirl’emploi;nepasmettrelaclésouslaporte...Il faut relire tous les contrats commerciaux ; trouver de nouveaux fournisseurs ; réorganiser la chaîne d’approvisionnement... Il faut trouver de nouvelles façons de travailler ; limiter les contacts physiques ; accélérer la robotisation ; réorganiser les modes opératoires ; ne plus voyager ; travailler à distance... Il faut trouver de nouveaux clients; trouver de nouveaux marchés ; de nouveaux produits à fabriquer ; retrouver et réapprendre les savoir-faire perdus; trouver de nouveaux partenaires...

Pour certains, il faut chercher des occupations – afin que les heures et les jours ne s’éternisent pas dans l’ennui... Pour d’autres, il y a trop à faire – et les jours et les nuits se suivent sans se ressembler, mais toujours beaucoup trop courts...

Que va-t-il se passer ?
L’économie mondiale est au ralenti. Voire à l’arrêt par endroit. Pendant un trimestre. Le redémarrage sera long. C’est une situation à laquelle personne n’était préparé. L’impact sera considérable. Pendant les guerres mondiales les gouvernements faisaient tourner les usines à plein régime pour produire... Produire des armes qui allaient devoir répandre la mort. Devoir tout détruire. Ensuite, viendrait la reconstruction.

Aujourd’hui, il faut nous tous nous protéger. Face à la méthode de développement et d’expansion de ce virus, les hommes (y compris les dirigeants de grands pays) n’ont pour le moment d’autre défense que de rester à distance les uns des autres. Alors les usines s’arrêtent. Dans certains pays d’abord... puis finalement partout. Le COVID-19 stoppe les activités humaines. Ses stratégies de propagation et de croissance, encore mal connues (fatale pour certains d’entre nous), obligent les humains à se retrancher et s’isoler les uns des autres. Et à cesser la quasi-totalité de leurs activités industrielles. Le monde s’arrête et ne produit plus de valeur. Il doit faire une pause.

Quelques certitudes
À l’échelle macro-économique et sur le plan géopolitique, on observait déjà un repliement progressif des grands pays sur eux-mêmes depuis quelques années.

Certes, depuis environ 25-30 ans – disons «un bon quart de siècle» – les industries manufacturières (électronique, automobile, électroménager, appareillage électrique, fournitures diverses...) mais aussi les industries de process (métallurgie, chimie, traitement des déchets...), les grandes industries se développaient grâce à une forme de mondialisation. Une vision de la « globalisation » dont on avait fini par établir des règles, enseignées dans les universités. L’optimisation des coûts et la rentabilité financière étaient des éléments majeurs, voire primordiaux. Mais le scénario dans lequel la pandémie plonge le monde va précipiter davantage de réflexion sur ce modèle économique des entreprises. Les réflexions sur le remplacement du recours à tous crins à la globalisation vont être accélérées.

Ainsi, la mondialisation commençait son lent repli, au profit de la relocalisation active depuis plusieurs années : réduire les coûts de transport, s’affranchir de taxes douanières, recréer des emplois, rapprocher les équipes (conception-production- commercialisation-client), réduire les non-qualités, mieux lutter contre les cyber-attaques, réduire l’empreinte carbone... Ce dernier critère prenait de plus en plus de sens et d’importance, et pas uniquement pour que certains puissent « se donner bonne conscience ».

Un nouveau critère va de facto alimenter les réflexions : mieux résister aux pandémies – voire éviter leurs effets.

L’Humain est plein de ressources ! Qu’il le fasse savoir !

Bruno FORGUE
Rédacteur en chef

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